la Tulipe Noire

18 mars 2012

Ma vie, mon sacrifice

Le Sacrifice est un sacrement

Un rite eucharistique

Une volonté d'éternité

Une volupté de sincérité

Une volcanique en volubilité

C’est un temps, une attention

Une fleur en éruption

L étincelle d’une pétale d’iris

Feu d’artifice en émotion

Sous le soleil dérisoire de nos vies

Sous une nuit frivole étoilée

Le désir de te chanter,

Le délire de te rêver à cheval du haut de l’empyrée

Le plaisir de tout donner et renouveler

Cette parole échangée un jour en duo

A terre à l'ombre de la Caïlcédrat,

Je te prie

Aptère dans la forêt de nos mystères,

Je m’envole

En vers sous l'aura de ta lumière,

Je me surprends

A t’aimer et à tout te pardonner 

Tu es ma folie secrète un sourire arbalète 

Un doux souvenir d’avenir  mon ornement

Mon embellie orgasmique en mouvement


Thierry Aricique

Posté par taricique à 18:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


18 décembre 2011

Dans le calme de mes nuits

Le calme

Le sable à perte de dune

Le bruit assonancé de la mer la lune

Les ilets pigeon comme horizon

Au bord de ma  rivière où s’achemine ma misère

Je regarde passer les souvenirs des amours trépassés

L’élan de nos désirs profonds avortés

Le sourire de l’espérance d’un enfant enjoué

Dans cet empan qui me sépare de toi

Je reste la poussière de tes chemins

Mes rêves sont vains

Mes prières sentent le vin du bonheur éternel

Sur cette terre et ses mystères

De familles en famines

A perte de collines

L’humanité écrit son avenir sur les plaies de la disparité

Dans l’implant d’une prétendue modernité

Je regarde chanter ces rois de l’occident

Je ris je joue je bois sa cigüe 

Dans un silence entretenu doux amer  

Sur cette terre qui s’éloigne chaque jour de plus du soleil 

 

Thierry Aricique

Posté par taricique à 19:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 novembre 2011

Ma crise en vers

Des bonheurs en dedans, des bonheurs en dehors

Des sécheresses alimentaires démesurées

Des enfants aux regards inachevés

Des apostasies à la vie, des retraits épistolaires dans l’oubli

Des peuples laissés en tuerie à l’abandon

Une nature imprévisible  outrancière sans pardon

 

La télévision allumée, le ventre désaltéré 

Assis je reste à regarder ces séries séquentielles de ma désuétude

Le vent à l’extérieur siffle dans le ciel notre présence

Nos solitudes nos désirs avortés de tendre humanité

La lune est noire et angoissante comme l’épiphanie étourdissante du  journal télé,

Comme la délinquance relationnelle immodérée devenue banale dans notre société

La lune reste noire et apaisante

Le petit reflet sombre et  obscur de notre pauvre identité

Assis je reste là allongé anonyme et subtil commandeur

Placide et stupide commentateur de ma pauvre réalité

 

La nuit s’empare de moi dans son silence anesthésiant

Damballa et le fou du roi Hediala  le boa sont là

Ils sont le vent  mon compas mon empire une aubade dans mes délires

Une heliconia aux détours des sentiers dérobés

Un exil dans le royaume de mon empire

Le mystère des eaux dans ces rivières en nitrate

Le magma de mes égos dans mes humeurs disparates

 

J’appartiens au monde des  aliénés 

Je suis un singe ailé une équerre une tortue de mer aux sens désespérés

J’entends les aèdes persifler le retour des insomnies démoniaques

Des résistants de la race des sous terres

Des forcenés aguerris  sortis des enfers

Mon ciel est bleu mais mon parterre est toujours noir de frères

L’obscurité incendiaire est ma lumière

 

Le sergent Arafat le représentant des sans terre

Robespierre l’homme au cœur de chair

Avec les rêves discursifs extravagants de Luther le King

Tous sont convoqués au festin dans nos nuits d’incantations

Tous nous nous insurgeons contre ces politiques d’incohérence

De ces Etats légitimés démocratiques et insensés

Tous nous dénonçons l’appétence de ces phallocrates de la finance

Leurs pédantismes religieux et leurs moralismes fallacieux  

Je vous le dit « Ils paieront la dette de leurs iniquités »

Ces hommes sont coupables de crime d’inhumanité

A l’avenir sans destin

 

Mon corps est boueux mon regard est charnel et impétueux

La soirée est belle dans cet amas de folie

Mes délires sont généreux et le public est averti

Les danseuses sont somptueusement lascives belles prometteuses et en dérive  

Sur cette aire de kora la musique est jolie

Tous nous élevons nos cœurs en fraternité

Je suis là, parmi eux, mes amis, psychotiques hermétiques et en furie

Tous nous ne nous soumettons pas  à l’ordre injustement établi

Legba bat du tambour je suis un homme peul, un homme itinérant

Un homme de passage dispersé en échange métissé

Je danse la danse de l’amour avec Erzuli

Titubant dans la ronde de la ritournelle de la vie

Je sors mon sexe et doucement je ris

 

Tous nous urinons sur les représentants de la force ludique

Sur ces gens de tous les jours, magnifiques

Qui vivent dans leurs cannibalismes relationnels            

Toujours à la recherche du sensationnel

Sur ces gens de tous les jours, magnifiques

Aux intentions menteuses et aux hypocrisies sociales honteuses

 

Je rejette sur eux leurs déchets qui ont empoisonnés mes nuits

Mes rumbas avec elle

Mes rumbas avec la plus belle

Mes rumbas avec celle à la beauté sacramentelle

Au sourire jouvencelle

Ma plus belle aux seins de miel que je baise sans cesse avec effervescence et délicatesse

 

Je défèque sur le freudisme bourgeois, leur trinité obscène

Sans liberté sans choix

Sur ces hommes obséquieux ces hommes du renouveau du changement de la rupture

De la continuité infraternelle avec leurs inégalités exponentielles

Je vous le dit « Ils paieront la dette de leurs iniquités »

Avec leurs chansons liquoreuses leurs discours sirupeux du beau mot, de la juste formule  

Aux emphases prodigieusement odieuses

Ces abuseurs de positions dominantes

De sodomies avilissantes sur leurs plages boursières

D’orgies spéculatives aux relations orgasmiques

Rue du mur avec  le CAC des quarante voleurs

Ma réalité est imaginaire mes hallucinations un paradis

Sous les cocotiers mon parapluie  

 

Des bonheurs en dedans, des bonheurs en dehors

Des sécheresses alimentaires démesurées

Des enfants aux regards inachevés

Des apostasies à la vie, des retraits épistolaires dans l’oubli

Des peuples laissés en tuerie à l’abandon

Ma douce folie comme unique parangon 

 

Thierry Aricique

Posté par taricique à 14:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 juillet 2011

Il est des journées ...

 

Il est des journées sans nom, sans page

Des journées sur le chemin long de septembre lent

Comme le vent d’automne les pluies autochtones sombres

 

Des journées où le simple bonjour ne retrouve plus son séjour

S’emploie à déployer nos tristes emplois

Avec le livre qui ne me délivre plus de mes tendres détours

 

Des journées où le bruissement de l’acrimonie quotidienne

Frisonne plus que jamais avec la mélodie joyeuse

Des eaux vives et dangereuses de l’enfer

 

Des journées où le bleu rouge de l’horizon n’exprime plus

Dans sa violente douceur ses moments vénérables

Ses oraisons sublimes de nos sensibles poètes

 

Des journées où la cupidité de l’amour fait don de son immortalité

A ses corps esseulés victimes de ne plus être doués

dans la circularité de leurs douloureux poèmes

 

Des journées où la fuite en avant parait plus plantureuse

Que la suite heureuse de nos errements plus belle

Que ton sourire après l’amour en dormant

 

 Je recherche tes bras isolé ta voix cette parole ce son

Qui me lie à toi à lui à moi à jamais

 

Sans fruit sans serre

Sans rire sans taire

Ma joie sincère

Il est des journées sans nom sans page

Sans vie sans rage

 

Thierry Aricique

Posté par taricique à 10:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 avril 2011

Ma Guadeloupe, ma diversité revisitée

An té pati dépi lontan (Je suis parti depuis longtemps)

Aye chéché lanmou épi lagan (dans l'espoir de trouver l'amour et la richesse)

San chéché sav ki moun mwen yé ( sans chercher à savoir qui je suis)

É an ped’ sans an mwen é lespwi an mwen, a pa jé (J'ai perdu mon esprit, le sens de la vie, sincèrement) 

 

Je reviens ici

Corps défraîchi, âme fragmentée et en sursis

Emmaillotés et avachis

Ombre ensorcelée dans mes débris

Entre le coït et le Cocyte

Mon désespoir n’avait pas de nom

 

Je me retrouve là

Sur le plus haut des monts

Où s’arrêtent  les oiseaux

L’élénie siffleuse, la paruline jaune joyeuse

Dans le bleu vert du grand étang

Où s’étend un soleil sombre éclatant

Un héliconia rouge renversant

Mes rêves noirs transparents

 

Je me retrouve là

Entre terre et mer

Devant le gommier blanc

Ce grand piroguier des Caraïbes

Ce grand chasseur aux bois d’encens

Ce grand proche du firmament

 

Je me retrouve là

Dans un grand cul de sac marin

Par delà l’ombre et la lumière

Par delà la mangrove, mon miroir d’hier

Par delà les pétroglyphes laissés par mes frères

Par delà la Soufrière, son paysage volcanique lunaire

Cette vieille dame sulfureuse, légère

 

Je me retrouve là

Sur les chemins des bains jaunes à ma Découverte

Un monde archipélagique, arc ciel de couleurs

Des routes traversées, d’une symphonie douceur

Une diversité revisitée, paix ultime d’un ailleurs

 

E dépi mwen la (depuis je suis là )

Cé esans an mwen ki sans an mwen kè mwen trouvé (C'est mon essence, sens à ma vie que j'ai trouvé)

Cé lespwi a lanati ki lespwi a lavi ka chanté, (c'est l'esprit à la nature qui est l'esprit de la vie qui chante)

Adan ké an mwen, a pa jé ( au plus profond de moi, sincèrement) 

 

Thierry Aricique

 

Posté par taricique à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


27 février 2011

Un cercle infini ...

Comme le torrent charroyant nos souvenirs passés

Le vent chasse mes mauvaises pensées

Une pluie

Une éclaircie

Ma vie s’écrit dans ce cercle infini

 

Comment ne pas penser à nos mémoires nos antiques déchirures

Aux feuilles d’olivier et de jujubier pour dépasser nos blessures

A toi et ton sourire charmant serein qui dure qui dure

 

De cases en cases

Sous la nuit en bois de mahogany

J’entends chanter nos tombes

Sur un laghia intense d’éternité

Mon miroir mon ombre d’une impitoyable transparence  

Dans cette boue innommable qu’est l’humanité

L’eau abonde, la rivière m’inonde

 

De lianes en lianes

Dans les arcanes de la misère

Mes ululements enrubannés par le tambour ka

Coquelinent avec les acomats ensorcelés

Un silence dans le boucan de mes tourments

Dans ce monde déstructurant inconséquent

Les genipas prennent racines, les orchidées vivent d’abimes

 

De folies dérisoires en errements d’un soir

Emmêlement macaquerie enfermement

Dans une irrévérence outrancière

Jouvencelle la vanité hirondelle l’oubli

Sont des soleils qui se jouent de nous

Un regard tendre et infidèle

Un toucher cendre et sincère

 

Je m’éprends à effleurer de mes yeux les sentinelles rondeurs de ta peau

Et me surprend à imposer le fou idiot pour déjouer nos egos

A imaginer le pire

Pour vivre intensément libre 

                                               Mes fourmis instants de plaisir 

Thierry Aricique

Posté par taricique à 20:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

15 janvier 2011

Du monologue au dialogue

 

(Il y a toujours un océan entre soi et la connaissance de soi)

 

L’existence est une crypte aux multiples chapelles

Des hiéroglyphes aux sanscrits à nos plus belles ritournelles

C’est dans la parole que s’écrivent nos avenirs

Nos archipels nos jardins aux multiples beautés épuisées

 

Mystérieux sont nos abysses faits de plaies de purulences

De mets de magnificences

Le roseau familial porte mais ne résiste

A la solitude ombre de mes délices

 

Je me suis souvent interroger

Sur la voie que je me devais embrasser

Sur ce lieu où je devais me domicilier

Entre sécurité et liberté

La nouveauté périlleuse jaculation de pure intensité

Le souvenir de nos aubaines joyeuses baptismales

Toujours complexion du bien du mal

 

Mystérieux sont nos constructions mythologiques

L’homme s’auto fonde dans un soleil bain de pluie

Pour procréer

Mais ne grandit cette filiation sans père ni mère

Dans cette solitude universelle qui nous nourrit

 

Mystérieux sont nos Ulysses nos voyages épisodiques

Nos arrimages spécifiques d’aléas 

Sur lesquels personne n’a de prise

L’hibiscus lentement se déploie

Sur cette terre où je me détache de moi

 

(Le chaos créateur du monde créateur du chaos et moi petite particule spongieuse seul avec mon ego)

 

Marie ses yeux une femme nous mène à Dieu,

Dans son assomption je vois la lumière de ma libération

Dans l’immanence de mes projets elle est la rivière de mes interrogations

Dans l’immanence de mes regrets elle est l’éclair de mes inspirations

Une belle résilience ouverte une belle demoiselle offerte

Une ontologie un ipoméa rose bleu azur se dévoile

Lentement au-delà de nos horizons nos conjugaisons nos géographies

 

Mystérieux et énigmatique comme l’union annonce 

L’explosion d’une relation nouvelle

Une découverte de l’autre coté de soi

Un lieu des délices sur le chemin laborieux des supplices

Une conduite une éthique 

Un possible insoupçonné une perle une identité

Une face sublime cachée, une silhouette reflet de nos dialogues où s’écrivent nos épilogues

 

Thierry Aricique 

 

Posté par taricique à 08:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 janvier 2011

Mes rêves archipélagiques

 

Barbade

" Entre mer et océan, tu es l'occident en sommeil, entre mes vers et le vent tu es la porte d'entrée des merveilles, entre ma terre et le temps tu es la caraïbe en rêve dans son réveil, à la douceur sans pareille"


Saint Martin

" Les nuits à Saint Martin sont chaudes, elles offrent un rêve réel à mes envies, elles bercent d'or nos soucis, elles sont aussi une ode éternelle à l'oubli dans nos quotidiens endormis" 


Trinidad et Tobago 

" Le calypso dans nos nuits bacchanales, la fièvre torride du carnaval, un arc en ciel une éphémère une tourterelle  un réveil éternel et ancestral contre les injustices sociales et internationales "  


Haïti

" La montagne dans la mer, par la violente tendresse de ton courage, j'éclos de mon ignorance passée sur les murs dans l'eau en fleurs d'allégresse je te vis et avec le mot AMOUR je te rêve d’espérer" 


 

Posté par taricique à 10:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 décembre 2010

Quatre îles prises dans mes dérives

 

 

  Carte_antilles_1843


Saint Lucie

"J’entends chanter Syracuse, Lucie cette sainte lumière qui libère le cœur comme l’aube de la nuit tes mots d’amour resteront la plage de mon paradis, l’écho de nos paroles endormies . »

 

La Dominique

 « Terre de rivière, parfum de mystère, ombre d’un monde de misère tu es une île d’aventure, poésie de la nature la rencontre d’un amour encore pur»

 

 Iles vierges britanniques

 « De barbe noir boucanier aux vierges martyres sacrifiées, tu es une orphie volante, un coquillage une tourterelle dans cet archipel. »


Saint Kitts et Nevis

« Iles du vent, tu es ma forteresse, le Gibraltar des Antilles, le souvenir de ma Dulcina, notre richesse pour mes combats à venir. »

 

Posté par taricique à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2010

Un soleil d'haïku de décembre

Un caresse comme

Un baiser ma plaie se plait

Dans tes pensées


****

Tes mots, une habilité

Ton sourire une perfidie vérité

Où coule ta sincérité

 

****

Dans un vert automne 

L'horizon mon tourbillon

Ton regard me pardonne 

 

****

La condescendance

Une vertuosité d’Ego

Pour une tige sans fleur

 

 

Thierry Aricique

Posté par taricique à 07:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]