Il est des journées sans nom, sans page

Des journées sur le chemin long de septembre lent

Comme le vent d’automne les pluies autochtones sombres

 

Des journées où le simple bonjour ne retrouve plus son séjour

S’emploie à déployer nos tristes emplois

Avec le livre qui ne me délivre plus de mes tendres détours

 

Des journées où le bruissement de l’acrimonie quotidienne

Frisonne plus que jamais avec la mélodie joyeuse

Des eaux vives et dangereuses de l’enfer

 

Des journées où le bleu rouge de l’horizon n’exprime plus

Dans sa violente douceur ses moments vénérables

Ses oraisons sublimes de nos sensibles poètes

 

Des journées où la cupidité de l’amour fait don de son immortalité

A ses corps esseulés victimes de ne plus être doués

dans la circularité de leurs douloureux poèmes

 

Des journées où la fuite en avant parait plus plantureuse

Que la suite heureuse de nos errements plus belle

Que ton sourire après l’amour en dormant

 

 Je recherche tes bras isolé ta voix cette parole ce son

Qui me lie à toi à lui à moi à jamais

 

Sans fruit sans serre

Sans rire sans taire

Ma joie sincère

Il est des journées sans nom sans page

Sans vie sans rage

 

Thierry Aricique